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Erreurs courantes en français : les éviter facilement

Erreurs courantes en français à éviter

Des fautes, on en fait tous, du débutant au francophone aguerri. Un accord oublié, une préposition qui déraille, une hésitation entre « a » et « à » : ce sont presque toujours les mêmes maladresses qui reviennent. Elles ne gâchent pas la vie, mais elles laissent parfois une mauvaise impression à l’écrit comme à l’oral.

Le français cumule beaucoup de règles, avec leur lot d’exceptions. La bonne nouvelle, c’est que la plupart de ces erreurs suivent des règles simples, faciles à retenir une fois qu’on les a comprises. Repérer les fautes qui reviennent le plus souvent, c’est déjà la moitié du chemin parcouru. Le reste tient à un peu de méthode et de pratique régulière.

Dans ce guide, vous trouverez les fautes qui posent le plus de problèmes, classées par famille : accords, homophones, grammaire, prépositions, anglicismes et confusions de vocabulaire. Chaque cas s’accompagne d’un exemple concret et d’une correction claire, pour que vous sachiez quoi faire la prochaine fois que le doute surgit.

Pourquoi fait-on toujours les mêmes fautes ?

Le français demande, à chaque phrase, une série de petits calculs : genre, nombre, temps, accords. Quand on écrit vite, on finit par en bâcler une partie. À l’oral, le débit rapide accentue le phénomène, car on n’a pas le temps de relire. Résultat, certaines maladresses s’installent et deviennent des automatismes difficiles à déloger, même après des années de pratique.

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Une autre raison tient à l’écart entre ce qu’on entend et ce qu’on écrit. Beaucoup de mots se prononcent pareil mais s’écrivent autrement, ce qui multiplie les hésitations. L’habitude joue aussi : à force de lire une tournure fautive dans des messages, on finit par la croire correcte. Pour inverser la tendance, rien ne remplace une exposition régulière à des textes bien écrits, et un peu de méthode pour progresser à l’écrit.

Les fautes d’accord qui piègent tout le monde

Les erreurs d’accord arrivent en tête des fautes les plus répandues, et les natifs n’y échappent pas. Le point le plus délicat reste l’accord du participe passé. Avec l’auxiliaire « être », il s’accorde toujours en genre et en nombre avec le sujet : « les pompiers sont venus », jamais « venu ». Avec « avoir », il ne s’accorde que si le complément d’objet direct est placé avant le verbe.

Un exemple aide à fixer la règle : « les lettres que j’ai écrites » prend un accord, car « les lettres » précède le verbe. En revanche, « j’ai écrit des lettres » reste invariable, puisque le complément suit. Pour ancrer ce réflexe, mieux vaut s’entraîner sur des cas concrets plutôt que réviser la règle dans l’abstrait. Quelques exercices de compréhension écrite font souvent plus d’effet qu’une longue leçon.

Les accords avec « la plupart » et « la majorité »

Voilà un cas qui déroute beaucoup de monde. Après « la plupart », « la majorité » ou « une partie de », l’accord se fait avec le complément, pas avec le mot collectif. On écrit donc « la plupart des invités sont arrivés », au pluriel. De même, « un espèce de » est fautif : « espèce » est féminin, donc « une espèce de ». Ces subtilités s’apprennent au fil des lectures et en révisant les bases de la grammaire.

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Les fautes d’orthographe d’usage à connaître

Certains mots se trompent presque à chaque fois. « Accueil » s’écrit avec le « u » avant le « e », pas « acceuil » : la règle vaut pour toute la famille, comme « cueillir » ou « orgueil ». « Absence » ne prend qu’un « s » et aucun « c » caché, contre les graphies fautives « abscence » ou « absense ». Ces mots méritent qu’on les mémorise une bonne fois pour toutes.

Autre exemple courant, « chiffre d’affaires » garde toujours son « s » final, même au singulier. L’expression « au temps pour moi » s’écrit ainsi, et non « autant pour moi » comme on le lit souvent. Ces graphies n’obéissent à aucune logique évidente : seule l’habitude de les voir écrites correctement finit par les fixer dans la mémoire.

Les homophones, ces mots jumeaux qui trompent

Se prononcer de la même façon et s’écrire autrement : voilà tout le piège des homophones. « a » et « à », « ou » et « où », « ces » et « ses », « leur » et « leurs » se ressemblent à l’oreille et sèment le doute à l’écrit. La parade tient en une astuce : remplacer le mot par un autre pour tester la phrase. Si « c’est » peut devenir cela est, c’est la bonne graphie.

Même logique pour les autres paires. On remplace « a » par « avait » : si la phrase tient, c’est le verbe avoir, donc sans accent. « Ou » devient « ou bien » quand il exprime un choix ; sinon, « où » indique le lieu. « Ses » marque la possession, « ces » désigne ce qu’on montre du doigt. Ces réflexes, une fois installés, épargnent quantité de fautes dans les écrits professionnels.

Ces confusions coûtent cher lors d’une épreuve écrite, où chaque faute compte. Mieux vaut donc les traquer avant le jour J, surtout si vous visez un diplôme. La préparation au DELF gagne à intégrer un travail ciblé sur ces pièges, car ils reviennent dans presque toutes les productions écrites.

Les fautes de grammaire les plus tenaces

Certaines erreurs résistent à des années d’école. La plus fréquente touche le subjonctif après « il faut que », « bien que » ou « pour que ». On entend souvent « il faut que tu fais attention », alors qu’il faut dire « il faut que tu fasses attention ». Le mode subjonctif s’impose après ces expressions, sans exception possible.

« Si j’aurais » : le conditionnel mal placé

Autre grand classique, la confusion entre imparfait et conditionnel après « si ». La phrase « si j’aurais su, je ne serais pas venu » fait grincer des dents à beaucoup de francophones. La règle est nette : après « si », on n’emploie jamais le conditionnel. On écrit Si j’avais su, je ne serais pas venu. Cette tournure trahit tout de suite le niveau, autant la corriger vite.

On peut y ajouter « après que », suivi de l’indicatif et non du subjonctif : « après qu’il a fini », pas « après qu’il soit fini ». De même, « malgré que » n’existe pas dans un français soigné ; on lui préfère « bien que ». Retenir ces quelques constructions règle une bonne part des fautes de grammaire courantes, et rend l’expression tout de suite plus sûre.

La conjugaison elle-même réserve des pièges. On entend « ils croivent » pour « ils croient », ou « ils voyent » pour « ils voient ». Ces formes inventées viennent d’une fausse analogie avec d’autres verbes. Le meilleur remède reste de mémoriser les verbes irréguliers un par un, jusqu’à ce que la bonne forme vienne sans réfléchir.

Confondre « -é » et « -er », l’erreur numéro un

Voilà sans doute la faute la plus répandue à l’écrit. Faut-il écrire « je vais manger » ou « je vais mangé » ? La règle se teste en une seconde : remplacez le verbe par un verbe du troisième groupe comme « prendre ». Si « prendre » sonne juste, c’est l’infinitif en « -er » ; si « pris » convient, c’est le participe passé en « -é ». « Je vais prendre » fonctionne, donc « je vais manger ».

Le piège revient dès qu’un verbe en suit un autre, ou après une préposition comme « pour », « sans » ou « de ». On écrit « il a fini de travailler », jamais « de travaillé ». À l’inverse, « le travail est terminé » prend un « é », car il s’agit bien du participe. Cette astuce du remplacement règle la quasi-totalité des cas, même dans les phrases longues.

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Les prépositions, un casse-tête permanent

Faut-il dire « à Paris » ou « en Paris » ? « Au Canada » ou « en Canada » ? Les prépositions devant les lieux comptent parmi les erreurs les plus fréquentes. La règle de base reste simple : à pour les villes, « en » pour les pays féminins, « au » pour les pays masculins, « aux » pour les pays au pluriel. Ainsi : à Lyon, en Italie, au Brésil, aux États-Unis.

Le verbe « aller » suit la même logique. « Je vais sur Paris » s’entend de plus en plus, mais reste incorrect : on va « à Paris », pas « sur Paris ». La préposition « chez » pose un autre problème. Elle s’emploie devant une personne ou une profession, jamais pour un lieu physique. On dit « chez le médecin » et « à la boulangerie », mais « chez la boulangerie » est une faute.

Certains verbes réclament une préposition précise. « Dépendre de », « penser à », « se souvenir de » ne se construisent pas au hasard. « Il dépend de moi » est correct, « il dépend sur moi » ne l’est pas. La même vigilance vaut pour « se rappeler », qui s’emploie sans « de » : on se rappelle quelque chose, mais on se souvient de quelque chose. Ces nuances s’apprennent surtout à l’usage.

Pléonasmes et tournures à éviter

Un pléonasme répète une idée déjà contenue dans un mot. « Monter en haut », « descendre en bas », « au jour d’aujourd’hui » ou « voire même » alourdissent la phrase sans rien ajouter. On gagne en clarté en les supprimant : « monter » suffit, « aujourd’hui » se passe de renfort. Ces tournures passent parfois à l’oral, mais détonnent nettement à l’écrit.

D’autres formules valent mieux d’être remplacées. « Par contre » se voit reprocher son côté relâché ; « en revanche » sonne plus soigné dans un texte formel. « Des fois » gagne à devenir « parfois ». Ces choix ne changent pas le sens, mais ils affinent le registre et donnent une impression de maîtrise, surtout dans un courrier ou un rapport.

Les anglicismes qui alourdissent vos écrits

L’anglais s’invite partout, et certains emprunts n’ont pas leur place dans un écrit soigné. « Checker » remplace mal « vérifier », « mail » cède la place à « courriel », « planning » à « emploi du temps ». Dans un message entre amis, personne ne s’en formalise. Dans un cadre professionnel, mieux vaut un équivalent français, plus clair pour tout le monde.

Le mot « opportunité » illustre bien le glissement. En bon français, il désigne le caractère opportun d’une chose, pas une occasion. « Saisir une opportunité » au sens de « saisir une occasion » vient de l’anglais. Ce genre de calque passe souvent inaperçu, mais un lecteur exigeant le repère. Adapter son vocabulaire au registre reste la meilleure garantie de se faire comprendre sans faute.

Les confusions de vocabulaire fréquentes

Beaucoup de fautes viennent de deux mots proches qu’on emploie l’un pour l’autre. « Amener » concerne les personnes, « apporter » les objets : on amène un ami, on apporte un gâteau. « Visiter » s’applique aux lieux, pas aux gens : on visite un musée, mais on rend visite à ses parents. Ces distinctions paraissent minimes, mais elles font la différence à l’écrit comme à l’oral.

La paire « poser » et « demander » piège souvent. On ne « demande pas une question », on la pose ; « demander » convient pour un service ou une information. De même, « se rappeler » se construit sans préposition, alors que « se souvenir » réclame « de ». Ces petits automatismes, une fois acquis, rendent l’expression plus naturelle et évitent des tournures bancales.

Deux autres paires trompent régulièrement. « Censé » signifie « supposé » (« il est censé venir »), tandis que « sensé » veut dire « raisonnable » (« un projet sensé »). « Davantage » en un mot exprime la quantité (« j’en veux davantage »), à ne pas confondre avec « d’avantage » (« il n’a pas d’avantage »). Ces couples se distinguent seulement par le sens visé dans la phrase.

Les fautes qui se glissent surtout à l’oral

À l’oral, la vitesse fait sortir des fautes qu’on éviterait à l’écrit. Un grand classique concerne les liaisons interdites : après « et », on ne lie jamais avec le mot suivant. On dit « un garçon et une fille », sans faire sonner le « t ». Beaucoup de locuteurs commettent aussi des liaisons de trop, par excès de zèle, ce qui s’entend tout autant.

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La prononciation réserve d’autres écueils. Beaucoup de lettres finales restent muettes, et vouloir toutes les prononcer sonne artificiel. Les tournures relâchées passent aussi mal à l’oral soigné : « tu sais c’est qui » devient « tu sais qui c’est » dans une interrogation indirecte. S’écouter parler, quitte à s’enregistrer, aide à repérer ces réflexes et à les corriger peu à peu.

Quels outils et méthodes pour corriger ses fautes ?

Repérer ses erreurs demande de la méthode et de bons réflexes. La relecture à voix haute reste l’astuce la plus efficace : en entendant sa phrase, on sent tout de suite ce qui cloche. Les correcteurs comme Antidote, Cordial ou Scribens rendent aussi de vrais services, à condition de ne pas leur faire une confiance aveugle. Ils manquent parfois le contexte et les accords subtils.

Le tableau ci-dessous compare les principales approches, avec leurs forces et leurs limites. Aucune ne suffit seule : c’est en les combinant qu’on avance vraiment, un correcteur fiable pour le premier tri, puis une relecture humaine pour tout ce que la machine laisse passer.

Outil ou méthodeAvantagesLimites
Relecture à voix hauteRepère les incohérences, affine le styleDemande du temps et de l’entraînement
Correcteur d’orthographeRapide, signale la plupart des fautesPasse à côté des accords subtils
Exercices ciblés en ligneProgression rapide, approche guidéeExige un suivi régulier
Lecture quotidienneAncre les bons réflexes en douceurEffets visibles sur le long terme

Une dernière méthode fait ses preuves : tenir une petite liste de ses fautes récurrentes. En notant les tournures qui vous piègent, vous créez un pense-bête personnel, bien plus utile qu’une règle générale. Relire ce carnet avant un écrit important vous évite de retomber dans les mêmes travers, encore et encore.

Ce qu’il faut retenir

Éviter les erreurs courantes en français ne tient pas du talent, mais de la régularité. Accords, homophones, prépositions, anglicismes : chaque famille de fautes suit des règles qu’on retient à force de pratique. Prendre le temps de relire, tester ses doutes avec une astuce simple, s’appuyer sur un correcteur sans s’y fier aveuglément : ces habitudes suffisent à corriger la plupart des maladresses.

Le reste vient avec l’exposition à la langue. Plus on lit et on écrit, plus les bons réflexes s’installent, jusqu’à ce que la forme correcte vienne sans effort. Une faute n’est jamais grave si elle sert de leçon. Osez corriger, ajuster, recommencer : c’est la meilleure façon d’avancer, et personne n’y échappe, pas même les meilleurs.

Quelles sont les erreurs courantes en français les plus fréquentes ?

Les fautes d’accord du participe passé arrivent en tête, suivies des homophones (« a » / « à », « ces » / « ses »), des prépositions devant les lieux et des anglicismes mal placés. On y ajoute les pléonasmes du type « au jour d’aujourd’hui » et la confusion entre imparfait et conditionnel après « si ». Repérer sa propre famille de fautes reste la première étape pour les corriger durablement.

Comment éviter les fautes d’accord du participe passé ?

Repérez d’abord l’auxiliaire. Avec « être », le participe s’accorde toujours avec le sujet : « elles sont parties ». Avec « avoir », il ne s’accorde que si le complément d’objet direct précède le verbe : « les lettres que j’ai écrites ». Sinon, il reste invariable. Relire chaque phrase lentement et s’entraîner sur des cas concrets ancre le réflexe pour de bon.

Comment ne plus confondre les homophones en français ?

Testez la phrase en remplaçant le mot par un autre. « C’est » devient « cela est », « a » devient « avait », « ou » devient « ou bien ». Si le remplacement garde le sens, vous tenez la bonne graphie. Une petite fiche mémo avec les paires qui vous piègent aide aussi à installer les bons automatismes au quotidien.

Quelle préposition employer devant un pays ou une ville ?

Utilisez « à » devant une ville (« à Lyon »), « en » devant un pays féminin (« en Italie »), « au » devant un pays masculin (« au Brésil ») et « aux » devant un pays au pluriel (« aux États-Unis »). N’employez jamais « chez » pour un lieu public : on dit « à la bibliothèque », pas « chez la bibliothèque ».

Les anglicismes sont-ils une faute à éviter en français ?

Dans un écrit formel, oui. Préférez « courriel » à « mail », « vérifier » à « checker », « emploi du temps » à « planning ». Ces emprunts passent à l’oral entre proches, mais alourdissent un texte professionnel et gênent parfois la compréhension. Adapter son vocabulaire au registre garde le message clair pour tout le monde.

Comment corriger ses fautes de français efficacement ?

Relisez à voix haute pour entendre ce qui cloche, appuyez-vous sur un correcteur comme Antidote ou Scribens, puis vérifiez vous-même les accords subtils. Tenir une liste de ses fautes récurrentes accélère les progrès. Avant de cibler vos points faibles, il est utile de tester votre niveau pour savoir où porter l’effort.

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