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Le nouvel examen civique de naturalisation 2026

Salle d examen avec ordinateurs pour passer le QCM de l examen civique de naturalisation en France

Depuis le 1er janvier 2026, devenir français passe par une étape qui n’existait pas avant : un examen civique. Beaucoup de candidats le confondent avec le test de langue, ou pensent qu’il remplace l’entretien en préfecture. Ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est une épreuve à part, sous forme de questionnaire à choix multiples, qui vérifie ce que vous savez sur la France, ses valeurs et son fonctionnement.

Cette page vous explique en quoi consiste l’examen, combien de questions il comporte, le score à atteindre, les thèmes qui tombent et comment réviser avec les bons outils. Tout repose sur les textes officiels publiés au Journal officiel et sur les ressources du ministère de l’Intérieur, sans approximation.

Pourquoi un examen civique a été créé en 2026

La condition de langue existait déjà pour la naturalisation. Ce qui change, c’est l’ajout d’une vérification des connaissances civiques. L’idée du législateur : s’assurer qu’une personne qui veut devenir française connaît les principes de la République, ses droits, ses devoirs et les grandes lignes de l’histoire du pays.

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L’examen a été institué par le décret n° 2025-647 du 15 juillet 2025, complété par l’arrêté du 10 octobre 2025 qui fixe le programme, les épreuves et l’organisation. Il s’applique aux demandes déposées à partir du 1er janvier 2026. Pour la naturalisation par décret, l’épreuve est devenue une condition à remplir, au même titre que le niveau de français.

Une précision utile : la réforme touche aussi certains titres de séjour, comme la carte de résident, dont le niveau exigé selon la démarche varie, et qui demandent désormais ce même examen pour les personnes signataires du contrat d’intégration républicaine. Mais l’angle de cette page reste la naturalisation, là où l’enjeu est le plus fort.

Examen civique et test de langue : deux épreuves différentes

Voici le point qui crée le plus de confusion, donc autant le poser tout de suite. L’examen civique ne remplace pas le test de langue. Ce sont deux exigences distinctes, à valider toutes les deux.

Le test de niveau mesure votre français à l’oral et à l’écrit. Depuis 2026, le niveau demandé pour la naturalisation est le B2 du cadre européen, un cran au-dessus de l’ancien B1. Vous devez le prouver avec un diplôme ou un test reconnu, sachant que le DELF B2 reste un diplôme valable à vie, contrairement aux attestations de test. Pour situer ce qu’on attend de vous à ce niveau et préparer cette partie linguistique sereinement, mieux vaut valider d’abord son niveau de français avant d’attaquer le reste du dossier.

L’examen civique, lui, ne juge pas votre manière de parler. Il vérifie des connaissances : la devise, les institutions, la laïcité, les grandes dates. On peut très bien avoir un excellent français et rater l’examen civique faute de révisions, et inversement. Les deux se préparent séparément. Pour situer le palier de français exigé selon votre situation, la condition de langue distincte est traitée à part.

Pour comprendre comment ces deux conditions s’articulent dans la procédure et ce que la préfecture attend précisément, le détail figure dans les conditions de la naturalisation 2026.

En quoi consiste l’examen : format, durée et déroulé

Candidat qui répond au QCM de l’examen civique sur une tablette dans un centre agréé

L’examen civique est un questionnaire à choix multiples (QCM) rédigé en français. Il comporte 40 questions et dure 45 minutes au maximum. Vous le passez sur ordinateur ou sur tablette, dans un centre agréé, et le résultat tombe vite puisque la correction est automatique.

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Les 40 questions ne sont pas toutes du même type. On trouve environ 28 questions de connaissances, qui portent sur des faits précis, et environ 12 questions de mise en situation, qui vous placent dans un cas concret du quotidien pour voir si vous savez réagir comme il faut. C’est une bonne nouvelle : une partie de l’examen se joue au bon sens autant qu’à la mémoire.

Le QCM est en français, mais les questions restent simples à lire. L’enjeu n’est pas linguistique, c’est l’épreuve de langue qui s’occupe de ça. Ici, on évalue ce que vous avez retenu et compris du cadre civique français.

Le score à atteindre : 32 bonnes réponses sur 40

Le seuil de réussite est fixé à 80 % de bonnes réponses. En clair, il vous faut 32 réponses correctes sur 40 pour valider l’examen. Vous avez donc droit à 8 erreurs, pas une de plus.

Ce seuil de 80 % est exigeant, mais il devient très accessible avec des révisions structurées. La plupart des questions portent sur des notions qu’on peut apprendre en quelques semaines : la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », le rôle du président, la signification de la laïcité, les grandes périodes de l’histoire. Rien d’obscur, à condition de réviser le bon programme.

Si vous n’atteignez pas les 32 bonnes réponses, l’examen est considéré comme non validé, et vous devrez le repasser. Mieux vaut donc viser une marge confortable plutôt que de jouer avec la limite des 8 erreurs autorisées.

Les thèmes au programme : ce qui tombe vraiment

Symboles de la République française liés aux valeurs évaluées à l’examen civique

Le programme est fixé par l’arrêté du 10 octobre 2025, et il est public. C’est un avantage énorme : vous savez exactement quoi réviser. Les 40 questions se répartissent entre cinq grands blocs, avec un nombre de questions précis pour chacun.

Principes et valeurs de la République (11 questions)

C’est le bloc le plus lourd, à égalité avec les droits et devoirs. On y trouve la devise, les symboles (drapeau, Marianne, hymne national), et surtout la laïcité, qui revient souvent. Une bonne partie de ce bloc passe par des mises en situation : comment réagir face à une situation qui met en jeu l’égalité ou la liberté de conscience.

Système institutionnel et politique (6 questions)

Ici, on parle de démocratie et de droit de vote, de l’organisation de la République (président, gouvernement, Parlement), et des institutions européennes. C’est le bloc « comment fonctionne le pays ». Quelques repères clairs suffisent à gagner ces points.

Droits et devoirs (11 questions)

Le deuxième gros bloc. Il couvre les droits fondamentaux et les obligations du citoyen, là encore avec une part importante de mises en situation. On vous demande moins de réciter un texte que de montrer que vous comprenez ce qu’être citoyen implique au quotidien.

Histoire, géographie et culture (8 questions)

Grandes périodes et personnages de l’histoire, territoires et géographie, patrimoine français. Pas besoin d’un diplôme d’historien : on attend les repères qu’un élève apprend à l’école, comme la Révolution française ou les grandes régions du pays.

Vivre dans la société française (4 questions)

Le bloc le plus court. Il porte sur la vie quotidienne et les codes de la société française. Quatre questions seulement, mais faciles à sécuriser avec un peu de bon sens et de préparation.

Retenez ce déséquilibre entre les blocs : à eux deux, « principes et valeurs » et « droits et devoirs » pèsent 22 questions sur 40, soit plus de la moitié de l’examen. Si votre temps de révision est compté, commencez par ces deux blocs. Les sécuriser vous rapproche déjà du seuil des 32 bonnes réponses.

À quoi ressemblent les questions le jour de l’examen

Le programme reste abstrait tant qu’on n’a pas vu le format réel. Voici à quoi ressemblent les deux types de questions, illustrés sur des notions du programme officiel. Ce sont des exemples de travail pour comprendre la logique, pas les questions exactes de l’examen.

Une question de connaissances

Elle attend un fait précis, avec une seule bonne réponse. Par exemple : « Quelle est la devise de la République française ? » avec quatre propositions, dont la bonne est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Ou encore : « Qui élit le président de la République ? », la réponse étant les citoyens au suffrage universel direct. Ce genre de question se gagne par la révision pure : on sait ou on ne sait pas.

Une question de mise en situation

Elle décrit un cas concret et demande la bonne attitude. Par exemple : un collègue refuse de serrer la main d’une femme au travail au nom d’une conviction personnelle ; la question teste votre compréhension de l’égalité entre les femmes et les hommes et du cadre de la laïcité dans l’espace professionnel. Ici, on ne récite pas un article de loi, on choisit la réponse cohérente avec les valeurs de la République. Avec un peu d’entraînement, ces questions deviennent les plus faciles, car la bonne réponse découle du bon sens civique.

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Comment réviser : le livret du citoyen et les ressources officielles

Personne qui révise le livret du citoyen pour préparer l’examen civique de naturalisation

La meilleure source de révision est gratuite et officielle. Le ministère de l’Intérieur met à disposition le livret du citoyen, un document de référence qui rassemble les connaissances attendues, ainsi qu’un référentiel de l’examen et la liste des questions de connaissances. Tout cela se télécharge sur la plateforme dédiée du ministère.

La bonne méthode tient en trois temps. D’abord, lire le livret du citoyen une première fois pour avoir une vue d’ensemble. Ensuite, reprendre bloc par bloc en notant les faits précis qui reviennent : devise, dates, institutions, principes. Enfin, s’entraîner sur des questionnaires type QCM pour s’habituer au format et au chronomètre.

Les mises en situation se travaillent autrement que les questions de connaissances. Pour celles-là, ce n’est pas de la mémoire pure : il faut se demander quelle est la réaction conforme aux valeurs de la République dans le cas présenté. Quelques entraînements suffisent pour comprendre la logique attendue.

Un plan de révision simple sur trois à quatre semaines

Pas besoin de mois de préparation. Un programme public et délimité comme celui-ci se prépare en trois à quatre semaines à raison de quelques heures par semaine. Voici un découpage qui marche bien pour la plupart des candidats.

La première semaine, lisez le livret du citoyen en entier, sans chercher à tout retenir. Le but est de voir le paysage : quels thèmes, quel vocabulaire, quel ton. La deuxième semaine, attaquez les deux blocs lourds, principes et valeurs puis droits et devoirs, en fabriquant vos propres fiches : une notion, une définition courte, un exemple. La troisième semaine, traitez les blocs institutions, histoire et vie en société, plus légers en nombre de questions.

Gardez la dernière semaine pour l’entraînement chronométré. Faites des séries de questions dans les conditions du jour J, 45 minutes montre en main, puis corrigez et notez vos erreurs récurrentes. C’est en ciblant ce qui vous fait trébucher que vous passez de 28 à 34 bonnes réponses, soit la marge de sécurité qui change tout.

Trois erreurs de révision à éviter

La première : ne réviser que les questions de connaissances et négliger les mises en situation, qui pèsent 12 questions. La deuxième : apprendre par cœur sans jamais s’entraîner au format QCM, ce qui fait perdre du temps le jour de l’examen. La troisième : repousser l’examen au dernier moment, alors qu’en cas d’échec il faudra le repasser et que cela retarde tout le dossier.

Quand passer l’examen dans votre démarche

L’examen civique s’inscrit dans un calendrier plus large que celui de la seule épreuve. Pour la naturalisation, le bon réflexe est de le passer assez tôt, avant le dépôt du dossier, pour disposer du résultat au moment voulu et éviter de bloquer la procédure.

Comme le niveau de langue se prépare en parallèle, beaucoup de candidats mènent les deux fronts en même temps. Vous pouvez réviser le programme civique le soir et travailler votre français le reste du temps, ou alterner par périodes. L’important est de ne pas se retrouver face à l’une des deux exigences au dernier moment.

Un conseil de bon sens : commencez par l’exigence qui vous demandera le plus de travail. Si votre français est déjà solide, l’examen civique sera votre priorité de révision. Si vous partez de plus loin en langue, c’est l’inverse, et l’examen civique deviendra la partie la plus facile à caler dans votre planning.

Où et comment passer l’examen civique

L’examen se passe dans un centre agréé. L’organisation est confiée à des opérateurs habilités, parmi lesquels la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Île-de-France et France Éducation international. Vous vous inscrivez auprès de l’un de ces centres, qui vous donne une date et un lieu.

Le jour J, vous passez le QCM sur écran, dans le temps imparti de 45 minutes. Le résultat s’appuie sur un nombre de bonnes réponses, sans note chiffrée à la française : soit vous atteignez les 32 sur 40, soit non. En cas d’échec, l’examen peut être repassé.

Pour le coût exact et les délais, renseignez-vous directement auprès du centre choisi, car les tarifs varient selon l’opérateur. Mieux vaut une information à jour fournie par le centre qu’un chiffre approximatif trouvé ailleurs.

Le jour de l’examen, étape par étape

Présentez-vous au centre avec une pièce d’identité, à l’heure indiquée sur votre convocation. Une fois installé devant l’ordinateur ou la tablette, vous lancez le QCM et le chronomètre démarre. Les 40 questions s’enchaînent, chacune avec ses propositions de réponse.

Gérez votre temps sans stress : 45 minutes pour 40 questions laissent un peu plus d’une minute par question, ce qui est large pour un QCM. Si une question vous bloque, choisissez la réponse qui vous semble la plus juste et avancez plutôt que de perdre cinq minutes dessus. La correction étant automatique, le résultat vous est communiqué rapidement, sans attente de plusieurs semaines.

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Ce que la réforme de 2026 a changé autour de l’examen

L’examen civique n’arrive pas seul. Il fait partie d’un ensemble de mesures entrées en vigueur au 1er janvier 2026 qui durcissent les conditions d’accès à la nationalité et à certains titres de séjour. Comprendre ce contexte aide à situer l’épreuve dans votre parcours.

Le changement le plus visible côté langue est le passage du B1 au B2 pour la naturalisation. C’est une marche supplémentaire : on attend de vous une vraie aisance à l’oral comme à l’écrit, pas seulement de vous débrouiller. L’examen civique vient s’ajouter à cette exigence rehaussée, sans la remplacer.

Autre point à garder en tête : le même examen civique est demandé pour la première délivrance de la carte de résident et de certaines cartes de séjour pluriannuelles, pour les personnes signataires du contrat d’intégration républicaine. Le programme et le format sont identiques à ceux de la naturalisation, ce qui veut dire qu’une préparation sérieuse vous sert pour plusieurs démarches.

Qui doit passer cet examen, et qui en est dispensé

L’examen civique concerne en priorité les demandes de naturalisation par décret et la réintégration dans la nationalité française par décret. Les personnes qui acquièrent la nationalité par déclaration, par exemple par mariage ou par filiation, ne sont pas soumises à cette épreuve.

Des dispenses existent aussi pour raisons médicales, lorsqu’un état de santé empêche de passer l’examen dans des conditions normales, sur présentation d’un certificat. Les règles précises et les autres cas particuliers sont détaillés dans les cas de dispense prévus par les textes, car ils recoupent souvent ceux du test de langue.

Si vous hésitez encore sur le test linguistique à présenter en parallèle, le comparatif entre les options officielles est expliqué dans quel test de français choisir pour la nationalité. L’examen civique, lui, est le même pour tous : il n’y a pas de version au choix.

L’examen civique ne remplace pas l’entretien en préfecture

Dernier point qui rassure beaucoup de candidats. Réussir l’examen civique ne signifie pas que la procédure est terminée. L’entretien individuel d’assimilation reste prévu dans le parcours de naturalisation. L’examen valide vos connaissances en amont ; l’entretien, lui, porte sur votre parcours et votre adhésion aux valeurs de la République, en face à face avec un agent.

Concrètement, l’examen et l’entretien testent des choses différentes. Le QCM vérifie des connaissances mesurables, avec un score. L’entretien, lui, est un échange : on vous interroge sur votre parcours, vos raisons de demander la nationalité, votre connaissance de la société française et votre adhésion à ses valeurs. Avoir réussi l’examen civique vous y aide, car les notions révisées nourrissent vos réponses, mais l’un ne dispense pas de l’autre.

Voyez l’examen civique comme une étape qui se prépare à l’avance, à votre rythme, avec un programme clair et public. C’est sans doute la partie la plus « scolaire » du parcours, donc l’une des plus simples à maîtriser quand on s’y prend tôt. Le reste du dossier, niveau de langue compris, se construit en parallèle.

Questions fréquentes sur l’examen civique de naturalisation

L’examen civique est-il obligatoire pour la naturalisation en 2026 ?

Oui. Pour les demandes de naturalisation par décret déposées à partir du 1er janvier 2026, l’examen civique est une condition à remplir, en plus du niveau de français exigé.

Combien de bonnes réponses faut-il pour réussir ?

Il faut atteindre 80 % de bonnes réponses, soit 32 réponses correctes sur 40. En dessous, l’examen n’est pas validé et doit être repassé.

L’examen civique remplace-t-il le test de français ?

Non. Ce sont deux épreuves différentes. Le test de langue mesure votre niveau de français, fixé au B2 ; l’examen civique vérifie vos connaissances sur la France et ses valeurs. Les deux doivent être validés.

Combien de temps dure l’épreuve ?

Le QCM dure 45 minutes au maximum, pour 40 questions, soit un peu plus d’une minute par question. La gestion du temps n’est pas le principal obstacle si vous avez révisé.

Avec quoi peut-on réviser gratuitement ?

Le livret du citoyen, le référentiel de l’examen et la liste des questions de connaissances sont publiés gratuitement par le ministère de l’Intérieur sur sa plateforme de formation civique. Ce sont les supports de référence.

Que se passe-t-il en cas d’échec ?

Si vous n’obtenez pas les 32 bonnes réponses, l’examen est considéré comme non réussi et vous pouvez le repasser. Mieux vaut viser une marge de sécurité plutôt que la note minimale.

L’examen civique remplace-t-il l’entretien de naturalisation ?

Non. L’entretien individuel reste prévu dans la procédure. L’examen vérifie des connaissances en amont ; l’entretien porte sur votre parcours et votre assimilation, en présence d’un agent.

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