
Au DELF B2, le jury ne teste pas votre stock de mots rares. Il regarde si vous savez parler d’un sujet de société avec précision, nuancer un avis et défendre une position. Or les sujets reviennent toujours dans les mêmes grandes familles : l’environnement, les médias, le travail, la santé. Si vous préparez votre lexique par thème, vous arrivez à l’examen avec les mots justes déjà prêts, à l’écrit comme à l’oral.
France Éducation international, qui conçoit le diplôme, ne publie pas de liste fermée de thèmes. Les documents et les consignes sont tirés de l’actualité et de la vie en société. Mais en observant les sujets, on retrouve toujours huit grands thèmes. Cette page les passe en revue un par un. Pour chacun, vous avez un champ lexical utile, des expressions toutes faites et des verbes pour donner et nuancer votre opinion.
Le but n’est pas d’apprendre des centaines de mots par cœur. C’est d’avoir, pour chaque thème, une dizaine de termes précis et trois ou quatre tournures d’argumentation que vous savez vraiment employer. C’est ce noyau-là qui fait la différence sur la copie et devant le jury.
Le socle commun : les verbes d’opinion et de nuance
Avant les thèmes, il y a un vocabulaire qui sert partout : celui de l’argumentation. À l’écrit comme à l’oral, le B2 demande une prise de position personnelle argumentée. Le jury attend que vous donniez un avis, que vous le défendiez et que vous reconnaissiez le point de vue adverse. Ces verbes et tournures sont votre boîte à outils de base.
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Voir mon niveauDonner son avis : estimer que, considérer que, juger que, être convaincu que, avoir le sentiment que, défendre l’idée que, soutenir que. Évitez de répéter « je pense que » à chaque phrase.
Nuancer et concéder : certes… mais, il est vrai que… toutefois, on peut admettre que, sans doute, dans une certaine mesure, il n’en reste pas moins que. La nuance est ce qui sépare une copie B1 d’une copie B2.
Marquer le désaccord : contester, réfuter, s’opposer à, mettre en doute, je ne partage pas l’idée selon laquelle, c’est aller un peu vite que de dire que.
Au moment de rédiger l’essai argumenté de 250 mots, ces tournures vous évitent de tourner en rond. Ce socle se travaille en même temps que relier le vocabulaire aux connecteurs logiques qui articulent les paragraphes, et il sert tout autant à argumenter à l’oral face à l’examinateur.
Thème 1 : l’environnement et le climat

C’est le thème le plus fréquent. Les documents parlent de réchauffement climatique, de transition écologique ou de gestes du quotidien. Il faut savoir en parler avec un vocabulaire à la fois courant et un peu technique.
Champ lexical : le réchauffement climatique, les énergies renouvelables, l’empreinte carbone, le tri sélectif, la biodiversité, le développement durable, les déchets, la pollution, la surconsommation, le gaspillage, l’éco-responsabilité, les gaz à effet de serre.
Verbes utiles : polluer, recycler, préserver, réduire, gaspiller, sensibiliser, lutter contre, prendre conscience.
Expressions : « réduire son empreinte carbone », « adopter des gestes éco-responsables », « préserver les ressources naturelles », « passer aux énergies propres », « lutter contre le gaspillage alimentaire ».
Un piège fréquent : confondre « le climat » et « la météo ». Le climat, c’est la tendance sur des années ; la météo, c’est le temps qu’il fait aujourd’hui. Le jury remarque ce genre de précision.
Thème 2 : les médias et Internet
Les réseaux sociaux, les fausses informations et la place des écrans reviennent souvent. C’est un thème où l’on attend un avis nuancé : Internet a du bon et du moins bon.
Champ lexical : les réseaux sociaux, la désinformation, les fausses informations, les données personnelles, la liberté d’expression, la surinformation, un internaute, un abonné, le temps d’écran, la vie privée, l’influence, la dépendance.
Verbes utiles : partager, publier, s’informer, vérifier (une source), manipuler, protéger, se déconnecter, naviguer.
Expressions : « protéger ses données personnelles », « vérifier la fiabilité d’une source », « le droit à la déconnexion », « être accro aux écrans », « faire le tri dans l’information ».
Pour traiter ce thème, il faut aussi savoir lire vite un texte d’opinion sur le numérique. C’est exactement ce que demande l’épreuve écrite, où un document argumentatif vous attend. Travailler ce lexique aide directement à mieux réussir la compréhension des textes proposés à la lecture.
Thème 3 : le travail et l’emploi

Télétravail, conditions de travail, reconversion : le monde professionnel est un classique. Le vocabulaire est riche et précis.
Champ lexical : le télétravail, un entretien d’embauche, le chômage, la reconversion professionnelle, le burn-out, l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle, un employeur, un salarié, les conditions de travail, la précarité, le droit à la déconnexion, l’épanouissement au travail.
Verbes utiles : embaucher, licencier, démissionner, postuler, se reconvertir, négocier, s’épanouir, déléguer.
Expressions : « concilier vie pro et vie perso », « trouver un sens à son travail », « gravir les échelons », « faire ses preuves », « être au bord de l’épuisement ».
Une distinction utile : « un métier » (la profession exercée), « un poste » (la place précise dans une entreprise) et « un emploi » (le fait d’avoir un travail). Les mélanger trahit un niveau plus faible.
Thème 4 : la société et le vivre-ensemble
Égalité, solidarité, vie en ville : ce thème large touche aux grands débats. On y parle de valeurs et de choix collectifs.
Champ lexical : l’égalité, les inégalités, la solidarité, la mixité sociale, la discrimination, l’intégration, le bénévolat, la citoyenneté, la précarité, l’entraide, le lien social, l’engagement.
Verbes utiles : s’engager, défendre, militer, exclure, intégrer, partager, soutenir, revendiquer.
Expressions : « lutter contre les inégalités », « favoriser le vivre-ensemble », « tisser du lien social », « donner de son temps », « défendre une cause ».
Sur ce thème, le jury apprécie les exemples concrets. Dire « il faut plus de solidarité » reste vague ; citer le bénévolat, l’aide aux personnes âgées ou l’accueil des nouveaux arrivants rend l’argument solide.
Thème 5 : les nouvelles technologies
Intelligence artificielle, robots, vie connectée : le progrès technique soulève des questions. Il faut savoir peser le pour et le contre.
Champ lexical : l’intelligence artificielle, la robotisation, l’innovation, le progrès technique, les objets connectés, la dématérialisation, le numérique, la fracture numérique, l’automatisation, un algorithme, la cybersécurité.
Verbes utiles : automatiser, remplacer, faciliter, connecter, programmer, se moderniser, dépendre de.
Expressions : « faciliter la vie quotidienne », « remplacer la main-d’œuvre humaine », « réduire la fracture numérique », « à double tranchant », « un progrès au service de l’humain ».
« À double tranchant » est une expression précieuse au B2 : elle dit en trois mots qu’une chose a des avantages et des inconvénients. C’est tout l’esprit de l’argumentation nuancée attendue.
Thème 6 : la santé et le bien-être
Alimentation, sport, santé mentale : ce thème touche tout le monde. Le vocabulaire mêle médical simple et habitudes de vie.
Champ lexical : la prévention, le bien-être, la malbouffe, l’alimentation équilibrée, le stress, la santé mentale, le système de santé, une maladie, un traitement, la sédentarité, l’addiction, l’hygiène de vie.
Verbes utiles : prévenir, guérir, soigner, se soigner, prendre soin de, négliger, surveiller.
Expressions : « adopter une bonne hygiène de vie », « prendre soin de soi », « prévenir plutôt que guérir », « avoir une alimentation équilibrée », « gérer son stress ».
Attention à « santé » (l’état général) et « soin » (l’acte de soigner). Et notez que « guérir » se dit aussi bien d’un malade que d’une maladie : « le médecin guérit le patient », « le patient guérit ».
Thème 7 : l’éducation et la formation
École, université, apprentissage tout au long de la vie : l’éducation revient souvent, surtout dans la version junior du diplôme. Le lexique est précis.
Champ lexical : l’apprentissage, la formation, un diplôme, le décrochage scolaire, l’enseignement, la pédagogie, les compétences, l’orientation, l’égalité des chances, la formation continue, l’illettrisme, le savoir.
Verbes utiles : apprendre, enseigner, transmettre, se former, s’orienter, échouer, réussir, redoubler.
Expressions : « apprendre tout au long de la vie », « favoriser l’égalité des chances », « lutter contre le décrochage », « acquérir des compétences », « se former à distance ».
Un point utile : « éducation » est large (transmettre des valeurs, élever), « enseignement » est le fait de transmettre un savoir précis, et « formation » vise une compétence professionnelle. Choisir le bon mot montre de la finesse.
Thème 8 : la consommation et l’argent
Achats en ligne, surconsommation, publicité : ce thème croise souvent l’environnement et les médias. Il a son propre vocabulaire.
Champ lexical : la surconsommation, le pouvoir d’achat, la publicité, l’obsolescence programmée, les soldes, le commerce en ligne, le budget, l’épargne, la sobriété, un consommateur, la seconde main, le gaspillage.
Verbes utiles : consommer, économiser, dépenser, gaspiller, épargner, comparer, résister à (la tentation).
Expressions : « faire des économies », « résister à la publicité », « acheter d’occasion », « consommer de façon responsable », « boucler ses fins de mois ».
Petite nuance : « bon marché » veut dire pas cher (et ne s’accorde pas : des produits bon marché). « Économique » se dit d’un produit qui fait faire des économies. Deux idées proches mais pas identiques.
Comment apprendre ce vocabulaire pour qu’il reste

Lire une liste ne suffit pas. Le vocabulaire entre vraiment quand vous le réutilisez. Voici une méthode simple, qui s’inscrit dans une façon d’organiser ses révisions sur plusieurs semaines.
D’abord, choisissez un thème par semaine. Lisez deux ou trois articles de presse française sur ce thème et notez les mots nouveaux dans un carnet, classés par champ lexical. Ne notez jamais un mot seul : ajoutez un exemple de phrase. Un mot isolé s’oublie, un mot en contexte reste.
Ensuite, fabriquez vous-même de courtes prises de position. Prenez une question simple (« faut-il interdire la publicité à la télévision ? ») et écrivez cinq lignes en réutilisant le vocabulaire du thème et les verbes d’opinion. Cet exercice est exactement ce que demande l’épreuve de production écrite.
Enfin, dites vos arguments à voix haute. Comprendre un mot à l’écrit ne garantit pas de savoir le prononcer ni le placer à l’oral. Cet entraînement aide aussi à l’oral, où ces mêmes mots reviennent dans les reportages. Pour aller plus loin et travailler le vocabulaire B2 dans des conditions d’examen, vous pouvez vous entraîner avec des sujets corrigés et un retour détaillé.
Foire aux questions
Combien de mots faut-il connaître pour le DELF B2 ?
Il n’existe pas de nombre officiel imposé par France Éducation international. Le niveau B2 du CECRL correspond à un usage autonome de la langue : vous devez comprendre le contenu principal de sujets concrets ou abstraits et donner un avis argumenté. En pratique, viser un noyau solide de quelques milliers de mots couvrant les grands thèmes de société est largement suffisant pour réussir.
Faut-il apprendre du vocabulaire technique ou spécialisé ?
Non. Le DELF B2 reste un examen de français général. Les documents traitent de sujets de société grand public, pas de domaines d’experts. Mieux vaut maîtriser parfaitement le vocabulaire courant et savoir nuancer son propos que connaître des termes rares que vous ne saurez pas employer.
Quels sont les thèmes qui reviennent le plus souvent ?
L’environnement, le travail, la santé, les nouvelles technologies et l’éducation reviennent très régulièrement, car ce sont des sujets d’actualité. Mais France Éducation international ne fixe pas de liste fermée : préparez les huit grands thèmes pour ne pas être pris de court.
Comment retenir le vocabulaire sur la durée ?
La répétition espacée fonctionne bien : revoyez vos listes à quelques jours d’intervalle plutôt qu’en une seule fois, sur un calendrier de révision étalé sur plusieurs semaines. Surtout, réutilisez les mots à l’écrit et à l’oral. Un mot que vous avez employé dans une phrase à vous reste bien mieux qu’un mot seulement relu.
Le vocabulaire compte-t-il vraiment dans la note ?
Oui. Les grilles d’évaluation de la production écrite et orale notent l’étendue et la maîtrise du vocabulaire. Un lexique précis, varié et bien employé fait gagner des points directs, en plus de rendre vos arguments plus convaincants.
Vaut-il mieux apprendre par listes ou en contexte ?
En contexte, sans hésiter. Un mot appris dans une phrase, avec son article et un exemple d’emploi, s’ancre bien mieux qu’un mot isolé dans une colonne. Les listes par thème servent à organiser ; les phrases servent à mémoriser.

Anthony FLE est un passionné de langue française et d’enseignement. Il crée des ressources pédagogiques modernes pour aider chacun à apprendre et enseigner le français efficacement.
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